Salut Chris
!
"Les Terres de Caël" est ton premier album et il est enfin disponible dans toutes les librairies dignes de ce nom.
Quel effet cela t'a fait de voir ton bébé chez ton libraire ?
Ben a vrai dire, je n’arrive toujours pas à réaliser que l’album soit enfin sorti, ça a été tellement long et fastidieux que je ne m’y fais pas
encore, ça viendra ! Le jour de la sortie je me suis rendu chez mon libraire pour voir un peu tout ça, c’est un sentiment très bizarre de se voir exposé au milieu de tant d’albums, qu’est ce que
ça fout la trouille aussi !!! On se dit que maintenant bébé va apprendre à marcher en solo….eh ouai c’est triste mais le bouquin se retrouve seul dans la nature, ça met tout de suite une grosse
pression…
Certains diront que "Les Terres de Caël" est un énième album du genre space opéra de chez Soleil. Pourtant, on sent dans ce premier tome la volonté de "casser" la construction habituelle d'un album. Vous nous avez construit ça un peu à la manière d'une série TV, non ?
Oui complètement ! Avec Syde on voulait donner une empreinte et un style à notre récit ! Quelque chose d’inhabituel qui caractérise notre série et
que l’on retrouverait dans chaque album de Caël. Alors étant tout deux grands fans et gros consommateurs de série, on a construit le tout de manière à ce qu’il y ait une intro, un générique et
l’histoire… Je voulais aussi que le lecteur en ait pour son argent et qu’il trouve que ça ait de la gueule, j’espère que ça en a !
En parlant de série TV, quelles ont été tes sources d'inspirations pour sa réalisation ?
Je découvre les séries TV surtout grâce aux copains qui m’en parle et me conseille ! Il y a presque plus de deux ans j’ai eu la bonne surprise de découvrir Battlestar Galactica, une série SF exceptionnelle qui apporte un nouveau style, un nouveau genre de space opéra! Elle mélange mythologie et science fiction et s’attarde énormément sur les personnages !!!
C’est vraiment une réussite, les effet spéciaux sont aussi très impressionnants, autant te dire qu’il y a de quoi s’inspirer pour Caël (rires) … Puis dans d’autres genres j’aime énormément aussi Rome, Dexter, Lost, Weeds, Heroes ou encore Dr House…Il y en a trop, c’est difficile de suivre… (rires)Prochaine série prévue, Deadwood ^^!!!!
As-tu rencontrés des difficultés particulières à la réalisation de ce premier tome ?
Oui, pas mal de difficultés en ce qui concerne le rythme car au départ il était vraiment très lent… Je pense que j’avais besoin de prendre pas mal
de recul sur chaque page donc ça a été laborieux mais une fois passé la vingtaine, ça a défilé très vite, surtout avec la prépublication dans Lanfeust Mag qui me foutait la pression derrière
(rires !!!) …
Quel est le personnage que tu préfères et celui qui te donne le plus de fil à retordre et pourquoi ?
Pour le moment mon personnage préféré est un des persos les plus importants de l’histoire mais qui n’arrive que dans le second tome, il s’appelle Darvorick ! Je peine à le dessiner à chaque fois car je m’efforce de lui rendre des traits physiques parfaits, il faut aussi que de son regard jaillisse tout l’orgueil du personnage, ce n’est pas évident mais j’essaie de faire au mieux!
Le rythme de l'histoire est assez soutenu, il y a rarement un moment de répit. Est-ce-que cela t’a obligé à travailler d'une manière différente sur tes découpages ou sur ton coup de crayon en
général ?
Il est vrai et je pense que ça se voit que je suis plus à l’aise graphiquement dans les scènes d’extérieurs, je gère mieux les personnages et leur rapport aux décors… C’est surtout aussi plus agréable pour moi de faire vivre un passage en plein air plutôt que dans une pièce fermée… En ce qui concerne le découpage, je m’embête vite dans les passages explicatifs où j’ai tendance à faire des répétitions de plans et de cadrages, je m’amuse plus en scène d’actions par exemple ! Je pense que c’est un des points qu’il me faut le plus travailler…
Le second tome est déjà en cours de réalisation, que
promets-tu à tes lecteurs dans cette suite ?
Dans ce second opus, on donnera pas mal d’éléments de réponse sur la fin du premier volume, des explications relatives à l’univers dans lequel les héros vont interagir, des informations sur cette mystérieuse déesse qui peut tout anéantir et bien sur, beaucoup plus poser les relations entre Nolan et Lulla !
Ils se retrouvent seuls dans un univers inconnu, un monde fantasy qui change totalement la donne …
Un univers où je me sens beaucoup plus à l’aise…C’est très agréable pour moi de travailler sur ce tome deux car Syde gère le tout de mieux en mieux, son style s‘affirme, la forme et l’ambiance changent, c’est cool !
Tu as des projets à côté des "Terres de Caël" ?
Oui, je travaille actuellement sur le scénario d’un album collectif sur les pirates qui devrait paraître chez Soleil courant 2008, ça s’intitulera « Pirates des 1001 Lunes » . Je co-scénarise le tout avec mon comparse Maxe L’Hermenier et je dessine aussi un chapitre dedans !
On a la chance d’avoir de chouettes dessinateurs pour l’album… C’est pas mon genre de balancer mais allez, je te donne quand même des noms hein ; donc Nicolas Demare (ADN’), Morgann, Mako, Gunt et Roth le petit dernier...
Sinon je planche aussi sur un gros projet avec mister Nicolas Mitric qui se passera dans l’univers de Kookaburra… On va raconter l’initiation du jeune Dragan Preko en tant que Space Sniper, l’histoire va prendre son commencement à la fin du premier Kookaburra Universe de Crisse et Mitric et finira une fois l‘apprentissage de Preko terminé.
Avec cette nouvelle série, on va en apprendre plus sur la mystérieuse perle d’or et sur le personnage de Dragan… Comment est ce qu’il va devenir le bourreau des cœurs que l’on connaît alors qu’au départ il n’est qu’un ados craintif et réservé… Ca s’intitulera « Dragan Preko Space Sniper » et c’est prévu pour euh….après Caël tome 2.^^

Un petit mot pour tes collègues d'aventure Sébastien Brunet et Syde ? Tu peux te lâcher, hein ;)
Euh ! Alors impro, impro…. pour Syde ; tiens bon l’équilibre du haut de ton cheval de voltige, fait gaffe aux menhirs et surtout pas de folies, tu rentres avant 18h, les dents et au lit !!! Non mais !
Seb, tu me restes fidèle jusqu'à la mort sinon t’es privé de WOW à vie !!! J’arracherais ta ligne téléphonique de connexion Internet s’il le faut !!!! Les dents et au lit aussi !!!
Je les remercie quand même tous les deux pour leur patience et leur fait un gros poutoux … ;)
Pour finir, ces quelques lignes sont à toi pour nous parler d’un coup de gueule, d’un coup de cœur ou autre.
Alors dernièrement, j’ai vu « 28 semaines plus tard » (la suite de « 28 jours plus tard ») et ça a été une belle grosse claque ! C’est un film super intelligent dans tout son déroulement, dans ses réactions et dans ses situations ! Tout s’enchaîne de manière naturelle, c’est tellement bien réalisé qu’on a l’impression d’y être…Voir Londres aussi dévasté fait froid dans le dos car on se dit ; Et si un jour ça arrivait, un virus qui ravagerait une population entière comme ça, comment réagirait on ? Cette fiction n’est peut être pas autant exagérée que l’on imagine car au-delà du film d’horreur et de scène vraiment dures, le propos principal fait vraiment réfléchir… à voir et à réfléchir donc !^^
Merci Chris et longue vie aux « Terres de Caël ».
Merci à toi Mo’ !

Salut Pat !
- Salut Mo’
Tout d'abord, merci à toi de nous accorder un peu de temps et surtout d'avoir accepté de participer au premier numéro de "Voyageurs".
- Tout le plaisir est pour moi.
Bon Pat, on va donc commencer par le début, parle-nous un peu de toi et de ton parcours dans la bande dessinée ?
- J’ai toujours eu envie de dessiner et de faire de la bande dessinée. Ça peut paraître classique comme phrase mais c’est pourtant la vérité. Ce qui l’est moins peut-être, c’est qu’il m’a fallu attendre mes 23 ans pour avoir mes premiers cours de dessin qui m’ont permis deux ans après de pouvoir vivre du dessin par le biais de la série d’animation 2d.
À l’heure actuelle je travaille dans le jeu vidéo et cet univers 3d m’a rappelé qu’étant jeune, j’avais eu comme envie de faire une bande dessinée. J’ai donc monté un dossier que j’ai envoyé aux éditions Clair de lune qui ont été intéressées.
Ce dossier, c’est donc « Dona ». Raconte-nous un peu l’histoire de cette jeune héroïne.
- A l’origine, je souhaitais faire deux volets de trois albums chacun, ce qui me permettait de placer l’histoire très simplement dans le premier tome, je souhaitais que l’on voie Dona dans ses activités locales qui consistaient à protéger les habitants et l’environnement de la vallée Éole des agressions extérieures émanant essentiellement de Télomère, une cité en pleine expansion démographique et d’une attitude très conquérante, et Dona n’a pas conscience qu’elle sera amenée à lutter hors de son territoire pour la protéger. On pourrait dire que c’est un peu comme aujourd’hui où les complexités de la mondialisation doivent bien souvent être prises en compte au niveau local. En parallèle de son désir de protéger sa vallée de la dictat de la reine de Télomère, Dona doit faire face à son histoire personnelle. Chanso, en bon oncle protecteur, a cru bon de la protéger en lui cachant notamment son lien étroit avec la dynastie Azara.
« Dona » a-t-elle trouvé son public ?
- Pas vraiment ! Le fait que le premier tome pose beaucoup de questions sans réponses et décrive des scènes assez simples d’une vie de résistant, n’était certainement pas assez sexy. Mon projet était de monter en puissance de tome en tome pour impliquer de plus en plus de personnages et d’intrigues politiques tout comme dans les combats qui de petits conflits locaux presque d’hommes à hommes devaient faire appel au fur et à mesure à des armées de plus en plus puissantes. Et même si j’ai plus essayé de divertir sur le tome deux en attendant de placer les personnages principaux au centre de conflits géopolitiques, la mayonnaise n’a pas pris.
D’après toi, quelles ont été la ou les raisons de cette absence de lecteurs ?
Plusieurs choses certainement :
- Le lecteur souhaite aujourd’hui savoir assez vite où l’auteur veut en venir.
- La fantaisie doit être plus ancrée à des éléments contemporains et à l’inconscient collectif.
- Idem pour la partie dessinée. Le manque de concision et de qualité n’aide pas.
- Mais encore…. une pléthore d’albums sur les étalages.
- La tendance actuelle à aimer le comique et le fait divers.
- L’intérêt du public pour Internet et des produits que je qualifie d’effet « poopers » (effet immédiat).
Pour connaître ton talent via ton blog, j’ai parfois du mal à comprendre comment un auteur complet comme Patrick Bodard n’est pas plus présent dans le monde de la BD ! En tant que lecteurs, nous avons parfois des a priori sur le choix des maisons d’édition, mais toi, en tant qu’auteur, quel est ton point de vue sur la politique des maisons d’édition ces dernières années ?
- Le marché actuel est dur pour tout le monde, comment convaincre une maison d’édition de faire de la qualité qui ne se vend pas ? Et comment convaincre un auteur de faire un type de produit qui ne lui permettra pas de progresser et d’assouvir sa passion pour l’art ?
Est-ce pour cela que tu as décidé de te lancer dans une toute nouvelle expérience ?
- Entre autres, oui. Je souhaite faire plaisir pour le plaisir. L’Internet est super pour cela. On peut donner gratuitement de l’émotion sans avoir une multitude d’écluses à franchir.
C’est en quelque sorte un pied de nez à leur encontre, non ?
- Il est peut-être temps pour elles de reconsidérer leurs rapports avec les auteurs. Et de revenir à des bases plus saines de collaboration. Evidemment, le commerce et la grande diffusion sont liés à la pérennité d’un produit, mais il nécessite aussi une relation de confiance et de respect entre les parties. Sinon les auteurs risquent d’endosser les casques de vendeurs et de se débrouiller tout seuls ou avec d’autres interlocuteurs plus francs et directs sur leurs intentions.
Explique-nous un peu ce nouveau projet ainsi que son principe, et surtout la manière dont tu vas en faire profiter les internautes ?
- Je souhaite relater l’histoire de Barbe Noire et débuter quand il était encore Edouard Teach au service d’Anne reine d’Angleterre, sous la forme de petit format vidéo sonorisé. Une sorte de diaporama qui va alterner texte et image. Ce sont des chapitres de quelques minutes que je mettrai à disposition sur mon blog . Il me semble qu’aujourd’hui, la bande dessinée manque d’éléments sonores et souffre aussi du fait que le livre vie peut-être ses derniers jours sous forme de feuille de papier.
Pour toi, Internet est en quelque sorte LE média par excellence ?
- Oui, car il permet l’effet immédiat dont je parle ci-dessus. Que je sois dans ma maison avec mon pc, en pc portable, téléphone mobile, dans un avion et plus tard certainement dans les voitures, transport en commun, sur la plage etc.….je peux choisir un article au sein d’une caverne d’Ali Baba (Internet), entrer en immersion dans un monde et en sortir aussi simplement en appuyant sur un bouton « power » pour être de nouveau quasiment les mains vides. Par exemple, pour mon projet le forum http://www.baywin.net peut accueillir un espace sujet sur le thème de mon projet et permettre aux internautes de chatter et de me donner leurs impressions, où éventuellement de me proposer d’intégrer des personnages ou des situations historiques à mon histoire. La bande dessinée actuelle n’a pas cette interactivité.
On pourrait se dire que c’est « encore » une histoire de pirates, mais pourtant, tu la définis autrement ? Qu’est-ce qui, pour toi, va faire la différence ?
- J’aimerais garder un peu de mystère sur une histoire déjà connue de tous, mais ce que je peux vous dire actuellement, c’est que je souhaite proposer une explication plausible des circonstances qui ont amené Edouard Teach à devenir Barbe Noire.
Mais si vous souhaitez plus d’informations, j’en dévoile un peu plus sur mon site ou sur le site de Baywin.
Ton expérience dans le jeu vidéo t’a-t-elle aidé ou encore influencé pour «Edouard Teach dit Barbe Noire » ?
- C’est vrai que l’expérience King Kong ou plus récemment les Lapins Crétins me permettent de voir comment une grande industrie se structure autour d’un projet pour éviter les maladresses de contenu. Mes expériences professionnelles m’ont certainement influencé mais il me semble que le désir de traiter de la vie d’un homme et de ses choix de vie au sein d’une période tumultueuse est quelque chose qui me correspond beaucoup.
Est-ce que finalement on ne retrouve pas des points communs entre ces 2 univers, que ce soit dans la façon de travailler ou encore de réaliser un produit ?
- Oui certainement, tout comme le cinéma et le jeu vidéo se copient mutuellement.
On trouve beaucoup plus de scènes d’action par exemple dans les films qui font très jeu comme Le pacte des loups et ses combats en arène à la Street Fighter ou l’univers Yamakasi qui était à l’origine une discipline de l’art du déplacement avec ses codes (tiens, ça ressemble drôlement aux pirates et à leur code d’honneur, tout ça ;) récupéré par le jeu vidéo et le cinéma comme dans le dernier 007 Casino royale dans lequel il y a une scène de plusieurs dizaines de minutes très yama et très jeu vidéo.
Tu n’en es actuellement qu’au début de ce projet, mais comment le vois-tu évoluer ? Quelles sont concrètement tes ambitions ?
- Pour le moment, l’objectif est simple parce que déjà très difficile et long à faire. Je souhaite aligner les chapitres de la vie de Barbe Noire le plus professionnellement possible afin de découvrir les points forts de ce nouveau genre de communication.
«Edouard Teach dit Barbe Noire» est un projet que tu aurais pu envoyer aux maisons d’édition, non ?
- Oui, je ne me l’interdis pas d’ailleurs Mais cela va faire presque un an que je suis en pourparlers (encore un terme pirate ça ;) avec les éditions Soleil qui me font tourner en rond autour de projets factices. J’avoue que j’ai du mal à comprendre leurs raisons, ça les amuse peut-être ? Du coup j’essaie autre chose et on verra bien. Pour le moment, j’ai beaucoup de plaisir à le faire et si le plaisir du public est là, ça me suffit.
Pour ceux qui voudraient voir (et il le faut absolument) la vidéo de «Edouard Teach dit Barbe Noire, une seule adresse : http://air-de-bulle.over-blog.com/
- Le teaser (comme on dit dans les milieux branchés ;) est disponible. Ce petit montage m’a permis de constater la faisabilité de mon idée en montant les tout premiers dessins textes et sons du projet.
Pour terminer, un petit mot pour l’association et le fanzine ?
- J’ai tout de suite adhéré à votre idée de l’association, je ferais volontiers une illustration si vous le souhaitez. Et je souhaite longue vie et bon vent à Voyageurs, dans l’espoir qu’il apporte le complément du site de Baywin qui est déjà très riche et où il règne un bon esprit.
Merci encore Pat, et bonne chance pour cette nouvelle aventure. En tout cas, nous serons derrière toi !
- Merci à toi.
Mo’

Franck : Alors que MO’re BD fête sa première bougie d’existence sur la planète blog, peux-tu nous donner le bilan de cette première année écoulée ?
Mo' : Plutôt satisfait le Mo’ ! Je dois dire qu’au départ, j’ai un peu créé ce blog pour partager ma nouvelle passion, la bande dessinée. Moi qui travaille en librairie, je suis plutôt bien placé pour l’assouvir et il faut l’avouer à moindres frais. Mais attention, j’achète beaucoup hein ?! Je ne fais pas que lire comme certains clients (rires). Eux ils m’énervent (rires jaunes).
Du coup, j’ai eu envie de partager mes lectures avec … bah avec celui qui tomberait par le plus grand des hasard sur MO’re BD. Car il faut l’avouer, la toile (internet) fourmille déjà d’énormément de sites et blogs parlant de l’univers du 9ième art.
J’ai eu un départ plutôt tranquille. Puis au fur et à mesure du temps, les moteurs de recherche ont commencé à me référencer. Je me suis également fais linké par des dessinateurs (que je remercie au passage), des forums et autres sites… Ca m’a permis de me faire connaître par quelques internautes qui depuis viennent régulièrement ce qui me rend très heureux et très fier.
Pour revenir plus précisément à ta question, j’ai eu durant cette année 148 000 pages vues pour 47 000 visiteurs uniques. Pour ma part, je ne me rends pas bien compte de ce que cela représente. Je ne sais pas si c’est beaucoup, peu, ridicule ou autre, mais pour moi du moment que je prends du plaisir à ce que je fais, c’est le principal. Mais c’est vrai que de voir un nombre de visite comme celui-ci me rend fier.
...
On va commencer par la question habituelle, peux-tu faire une petite présentation de toi ?
Arv, c'est dur comme exercice !! je me lance... je m'appelle Paty, mais mon pseudo est MissYURI. Je vis sur Angoulême où je bosse en tant qu'animatrice 2D sur des séries animés télévisées. Je suis passionnée par l'animation, la Bd, et le graphisme en général ...
Je ne me rappelle pas depuis quand je dessine. Mais je me rappelle bien que ça ma toujours fascinée. Je voulais aussi arriver à faire de belles choses. Je pense que je dessine depuis que je peux tenir un crayon. Je ne me rappelle pas de mon premier dessin, mais mon plus vieux souvenir à ce sujet est celui d'avoir dessiner sur la fenêtre de ma classe de Maternelle un Père Noel pour décorer et ma Maitresse m'avait félicité. Elle le trouvait trés beau,et elle était vachement impressionnée. Je crois que c'est à cause d'elle ou grâce à elle que j'ai persévèré.
J'ai fait un cursus classique : Bac Littéraire, et 4 années en fac d'Arts Plastiques. J'ai toujours était passionné par l'Histoire de l'Arts et l'Arts en général. Et il s'en est fallut de peu que je fasse carrière dans ce domaine : restauration, patrimoine culturel, etc ....en plus j'étais bonne éléve. Seulement j'avais mon autre passion l'animation et la BD qui me poussait dans un autre sens. Pendant mes années universitaires j'ai menée de front les 2 : les cours, et la préparation au concours d'école d'animation. Et un jour j'ai réussi un concours !! j'ai tout arrêté et je suis partie à l'aventure. C'est comme ça que je suis arrivée à l'Ecole des Métiers du Cinéma Animation d'Angoulême (EMCA) où j'ai énormément appris en 2 ans. J'ai redécouvert le dessin, j'ai appris l'anim, et pleins de choses. C'était une trés bonne expérience ! J'ai eu de la chance de trouver du boulot directement aprés l'école, je n'ai même pas eu une semaine de repos entre les 2. Comme j'avais beaucoup de mal à financer mes études, j'ai trouvé un parrainage avec une boite locale. Ils ont payés une partie des frais d'école, et j'avais un boulot assuré : le rêve. Depuis je bosse dans le même studio : 2 minutes. J'y suis animatrice 2D, j'anime sur Flash. En ce moment je bosse sur Shuriken School une production Xilam.
diffusé sur France 3. Parle nous un peu de ce nouveau dessin animé qui déchaîne les foules (et moi par la même occasion :) .
Shuriken School est donc une production Xilam. C'est une série de 26 épisodes de 26 minutes. Elle est entièrement réalisé sous Flash. Il faut savoir que l'utilisation de Flash a permi de réduire les coûts de fabrication d'une série animée, et par conséquent à réintroduit le métier d'animateur en France. En effet depuis quelques années, à part quelques très rares studios (comme Folimage), l'animation était fait en Chine ou en Corée.
Shuriken School raconte la vie d'une école de Ninja. La série emprunte pas mal au code graphique japonais. Les héros principaux se nomment Eizan, Jimmy et Okuni. C'est eux en général qui réglent les problèmes. Ils se passent des tas de choses : vols , visite d'une école étrangère, passé d'un prof qui ressurgit, etc. Il y a aussi l'école rivale : Katana, où se trouvent les méchants.
Shuriken School est diffusé sur France3 dans Too Wam.
Pour les incultes comme moi, peux tu nous dire comment se passe la conception d'un épisode ?
Je vais tenter de vous résumer la conception d'un épisode de série télé dans le genre de Shuriken School. Mais ça peut être différents d'une production à l'autre. Disons qu'en général ça se passe comme ça :
Premièrement le concept de base est monté. L'histoire, les personnages, leurs actions, etc....C'est là qu'on crée le design des personnages, et où on monte la "bible" : ensemble d'éléments qui servira à produire le dessin animé. Il comprend des fiches sur les personnages, des dessins d'attitudes, des turn-arounds (personnages dessinées sous plusieurs angles différents) , ainsi que les lieux et objets principaux.
Ensuite il faut trouver un producteur. Et c'est là que c'est dur. Les français sont très frileux, ils n'investisent pas facilement. Il faut que ça soit une valeur sûre : une licence connu Cédric, Titeuf, Yakari... ou un projet un peu déjà vu. La série doit touché les enfants. Les épisodes doivent être autonomes. Les chaînes de télé investisent beaucoup dans l'animation, ce qui leurs donnent un grand contrôle sur la production. Elles fixent les délais de production, et peuvent censurer selon leurs politiques. On a eu par exemple un épisode de Shuriken School où un des personnage principaux mangeait des cookies, on a du censurer ce passage en remplaçant les cookies par de la salade. On ne doit pas montrer un enfant manger entre les repas : prévention de l'obésité de l'enfant. Et ce n'est qu'un exemple vous ne pouvez pas imaginer les restrinctions qu'il peut y avoir, souvent abérrantes. La production d'un dessin animé coûte très cher. Alors on ne prend pas de risque.
Une série est dirigé par un Réalisateur. C'est lui qui donne la cohérence à la série, il valide à tous les niveaux ou demande de refaire certains détails (on appelle ça une retake dans le jargon d'anim) .
La premiére étape est l' écritures des scénarios. Puis on passe au Story-Board , c'est une mise en image du scénario, il donne une idée globale de l'histoire, et servira de base au travail de l'animateur. Ensuite il faut sur chaque épisode créer les designs qui n'existe pas dans la "bible" originelle aussi bien des personnages, des objets, que des lieux.
Maintenant on entre en Production. On monte un Animatique avec les cases du Story-board, s'est un montage video qui donne le timing général de l'épisode ( 26minutes ). On y cale les dialogues et sons. L'animateurs se sert de l'animatique pour faire son travail. Après l'animation on passe à la post-production , il a un travail de compositing, c'est l'assemblage des décors et des animation, plus l'ajout d'éventuel effet spéciaux, ou de mouvements de camera. Et le final : le montage , on colle tous les plans d'animations entre eux, on y mets les dialogues et sons définitifs.
Et une journée de travail avec MissYuri ça se passe comment ?
9 heures j'arrive au boulot en général il y a pas beaucoup de monde , je m'installe à mon poste. Avant de commencer le travail proprement dit je regarde mes mails, et réponds au commentaires sur mon blog. Puis, je m'y mets. Je regarde ce que j'ai pu laisser la veille. En tant qu'animateur j'ai une séquence d'une quinzaine de plans à faire. Lorsqu'une séquence est finie on l'envoie au réalisateur pour qu'il valide, mais souvent ça revient pour quelques retouches. On travaille par séquence pour garder une cohérence dans la narration. L'animation s'est avant tous une succession de plans, il faut faire très attention au raccord entre 2 plans. Sur Shuriken School on a 2 étapes de travail "rough" , et "clean". On commence par le "rough", c'est-à-dire on dessine de manière un peu brouillon l'animation à la tablette graphique directement sous Flash. On ne fait que les "poses clés" et les indications importantes. Lorsque une séquence de "rough" est validée, on peut commencer le "clean". On met au propre, et éventuellement on modèle les images, puis on pose les intervalles, puis on fait les lypsync : synchronisation des lévres sur les dialogues. A titre indicatif, on a un quota de secondes à faire par jour, sur Shuriken il est de 3 secondes. C'est à dire que je dois faire 3 secondes d'anim finalisé par jour. 3 secondes c'est peu, en général le quota d'anim est autour de 8 seconde sur une production Flash, mais la technique de Shuriken est longue et fastidueuse. A 18h, retour à la maison...mais la soirée ne fait que commencer, c'est là que je commence mes activités "fanzineuses"...
Oui, j'ai plusieurs projets en cours. Il y a un projet de BD "Monkey Pirate" que j'aimerai présenter à des éditeurs, mais j'ai du mal à avancer par manque de temps. Et je travaille sur un nouveau fanzine intitulé "Bikini Biscuit" qui regroupe autour d'un thème des critiques de BDs, Films, Romans, Jeux Vidéo; et est agrémenté d'une partie galerie où je sollicite des amis/connaissances dessinateurs à la remplir d'illustrations, de Bd, etc. Ce fanzine est ouvert à tous, il suffit de me faire des propositions : miss.yuri@caramail.com plus d'infos sur le blog : http://bikinibiscuit.canalblog.com.
les 2 premiers numeros sont sorties, et le 3°est prévu pour fin janvier 2007 sur le thème "Rock is not Dead!"
Peux tu nous parler un peu plus longuement de ton projet "Monkey pirate" ?
"Monkey Pirate", comme son nom l'indique est l'histoire d'un petit singe pirate : Bobo. Celui-ci est le redoutable pirate Roberts L..Blackhearts, qui fut transformé en singe par un Djinn à cause de son orgueil, et de sa cruauté. Bobo n'a plus qu'une obsession s'est retrouvé sa forme humaine, mais pour cela il devra faire tout un travail sur lui-même et apprendre à être bon. Dans ces aventures il est accompagné d'une troupe de personnages loufoques. J'ai
ce projet en tête depuis plus de 2 ans, il a évolué dans la forme mais l'histoire initiale est la même. J'aime l'univers de la piraterie qui est un univers riche visuellement et dans les aventures qu'il offre. J'ai déjà créer un fanzine il y a un certain temps qui présentait "Monkey Pirate" dans une petite histoire one-shot, mais le manque de temps ne m'a pas permi de continuer l'aventure.
Oui, j'ai un site web depuis 6 ans (http://www.missyuri.fr.st ) , mais je n'avais plus assez de temps pour m'en occuper pleinement. Alors la solution du blog m'a paru idéale, je pouvais mettre à jour facilement et de n'importe où mon blog. Et puis j'aime bien le concept un post par jour ou par semaine, on voit l'évolution de travail dans le temps. C'est un peu comme un petit journal, on reste toujours dans l'immédiat. Le blog c'est aussi l'ouverture à une "communauté" grâce au systéme de commentaire. Ca m'a permi de rencontrer pleins de gens intéressants qui parlent de leurs passions dans leurs propres blogs, n'est-ce pas Mo ?
Oui c'est vrai ça, et en tout cas je suis bien content de t'avoir rencontrer ;)
Sinon, en ce qui concerne tes inspirations ?
Elles sont très diverses parce que j'ai une culture artistique très ouverte. Mais principalement elle prend pied dans la vie comtemporaine. J'adore la culture japonaise, le manga, et la japanimation. Mais j'ai aussi mes auteurs fétiches européens Barbucci, Enrique Fernadez parmi tant d'autres.
Tes derniers coup de coeur en BD / manga et ton livre de chevet ?
En BD s'est les "pillules bleues" de Frederik Peeters, parce que ça m'a permi de découvrir un nouveau pan de la BD que je ne connaissais pas. Et ça m'a beaucoup touché dans l'histoire et dans le style!
En manga, c'est "Yakitate Japan" une série sur la boulangerie hilarante. Ca me rappelle à ma culture Club Dorothée !!
En ce moment , je lis un livre sur le phénomène du Design de Jouet "Vinyl will kill!" , c'est un regroupement de la scène actuelle dans ce domaine. Mon rêve a toujours été de designer des jouets .... ^_^
Je sais que tu t’intéresses beaucoup à l’univers de la BD alors je voudrais savoir ce que tu penses de la création de la nouvelle collection NG de soleil qui rappelons le est une collection avec une nouvelle génération d’auteurs !
Je trouve que c'est une trés bonne initiative qui ouvre un nouveau marché. Une BD à moins de 6 euros. Les premiers titres proposés sont de qualités, et de styles variés. Et ce qui sont annoncés promettent d'être trés sympa. C'est bien pour les auteurs, parce que cette collection sous-entend une plus grande productivité donc plus de boulot. Et c'est bien pour le public parce qu'il a accés à petit prix à de chouettes histoires.
Le seul -hik- s'est une inquiétude sur comment tenir un rythme soutenu de publication ? j'espére que la pression ne sera pas mise sur les auteurs , on risquerait de perdre en qualité à la longue. Ni que les titres verront des auteurs différents à chaque volume comme c'est le cas de "Monster Allergy" dans la collection "Start" de Soleil.
Un grand merci à toi MissYuri !
Je rappelle que MissYuri vient de sortir le second numéro de son fanzine "Bikini Biscuit" sur le thème d'Halloween. Pour toutes commandes ou renseignements : miss.yuri@caramail.com
dessinateur de
"La quête du Graal"
Salut
Comme tu préfères. :)
Ben un jour j'ai fais « plop ». Fanch (François Debois) et yuyu (Julien Gallot,dessinateur d'Oxygène) l'ont remarqué et me l'ont collé sur le dos.
J'ai beau avoir essayé de changé c'est celui là qui revenait.
J'habite Mulhouse mais je déménagerai sur cavaillon en fin d'année 2006.
J'aime entre autres le sport, les animaux, les jeux et les divertissements entre potes.
Pour mon parcours, en gros :
Arleston nous offre alors nos premières publications : 3 histoires courtes de Léon dans le Lanfeust mag. 1 an plus tard on signait un contrat chez Soleil pour « La balade de Léon », mais l'album ne sortira jamais.
A cette occasion je fais connaissance et je sympathise avec Elsa Brants, Diane Brants et Guillaume Lapeyre (Les chroniques de Magon principalement). Elsa et Guillaume me présentèrent alors à Jean-Luc Istin qui dirige la collection Soleil celtic et depuis j'ai participé aux « Contes de Broceliandes » tome 1, aux « Contes du Korrigan » tome 5 et 8, puis à « La quête du graal ».
Lorsque je te lis et que je me réfère aux autres interviews et articles que j'ai pu lire, j'ai cette impression que les auteurs de la collection Celtic sont presque une « famille » avec au centre, Jean Luc Istin (normal me diras tu vu qu'il est le directeur de la collection). Mais cette impression est elle réelle (rires) ? Jean-Luc est une sorte de « gourou » pour vous (rires) ?
On évite juste de les mettre trop souvent, ça gratte un peu.
Tiens, d'ailleurs hop ! Je le fais de suite.
Elle met en scène Léon un fantasque écrivain a succès d'heroic fantasy qui se retrouve propulsé au centre d'une pseudo prophétie dans un monde fantastique. Un rêve pour lui...un cauchemar pour le monde fantastique.
Tu nous dis qu'Arleston vous a offert vos premières publications dans Lanfeust Mag. C'était un peu un test pour voir l'impact de Léon sur le public ?
On était déjà content de pouvoir présenter Léon à un public mais notre but n'était pas de faire que des histoires courtes ou histoires à gags. On voulait vraiment travailler sur une série. Les histoires courtes me permettaient de me faire la main sur Léon et son univers en attendant que Bat définisse correctement le récit. (on avait déjà recommencé plusieurs fois le début).
Je pense qu'Arleston nous a plus donné une chance en attendant de voir comment on allait évoluer.
Il nous a permis de mettre un pied dans le milieu en nous donnant nos premiers bagages professionnels.
Maintenant, quand je revois ces histoires je trouve que le graphisme n'est pas vraiment au point lol.
Les relations avec les scénaristes et coloristes restent les mêmes. L'implication aussi, tout comme le travail de recherche.
C'est donc à cette période que tu as fait la rencontre de François Debois ?
Et de là est née votre collaboration pour « La quête du Graal » ?
Apres Léon on balbutiait sur un nouveau projet avec Baptiste.
François lui, avait déjà beaucoup avancé sur le scénario de "La quête du Graal", en attendant de trouver un dessinateur.
Ils avaient déjà pensé à moi mais sachant que je retravaillais avec Bat, Jean-Luc n'a pas osé me le proposer dans un premier temps pour ne pas le spolier. Mais un mois plus tard François m'a appelé malgré tout.
Cela va donc bientôt faire 2 mois que le 1er tome de « La quête du Graal » est sorti et je dois te dire que je l'ai trouvé très prometteur malgré deux petits détails qui m'ont interpellé : Le 1er vient de l'encrage. Il est épais, voir très épais par moment. Est-ce un choix volontaire de ta part ?
En effet jusqu'à la page 7 de "La quête du Graal" je travaillais exclusivement sur format A3. Mais à partir de la page 8 je ne travaillais plus que sur format A2 (2 fois plus grand). J'ai donc forcé mon trait, pensant atténuer la réduction plus importante que subirait la page à l'impression.
Je ne me suis réellement rendu compte du résultat qu'en ouvrant l'album lol.
Avec l'épaisseur exagérée certains traits m'ont paru trop grossiers, surtout au début. Ce n'est pas catastrophique à mon sens mais ça fais parti des rectifications que j'apporterai sur le tome 2.
On pourra déjà en voir une évolution dans ma participation au tome 8 des "Contes du korrigan".
Ne penses-tu pas que cela ait pu avoir un impact négatif pour l'album ?
La seconde, mais ce serait peut être plus à François d' y répondre, j'ai trouvé les 10 premières pages assez « complexe » à la lecture, mais là, cela vient sûrement de mon manque de connaissance de la culture bretonne (rires) ?!
Heureusement passé ces pages je pense que la suite ne pose plus de difficultés et qu'on se laisse assez facilement embarquer par le récit.
As-tu fait des recherches particulières pour t'aider à réaliser « La quête du Graal » ?
Sinon je me suis renseigné auprès de personnes spécialisées dans le domaine. Ma voisine d'enfance par exemple s'est retrouvée être une vraie passionnée de tout ce qui tourne autour du roman. Elle a fait sa thèse dessus et en connais toutes les ficelles et les évolutions historiques (elle a d'ailleurs commencé la discussion par le fait que c'est un roman inventé pour une aristocrate de l'époque et que ça n'a rien de légendaire même si l'auteur a pu s'inspirer de personnages existants. Un rêve brisé lol).
J'ai pu voir directement avec elle ce que je pouvais me permettre ou pas et elle m'a gratifié d'une documentation assez conséquente, je la remercie encore.
D'un autre coté je me suis documenté sur la symbolique celtique, les entrelacs et la religion druidique. J'essaye d'en enrichir mes pages du mieux que je peux.
Si tout se passe bien, il nous faudra attendre combien de temps pour avoir la suite de cette quête ?
Je devrai pouvoir m'y tenir.
" La quête du Graal " est on peut dire, ton « vrai » premier album ?! Que retires-tu de cette expérience ?
Apres je pense que je vais attendre d'avoir sorti encore deux ou trois albums pour commencer à me retourner vraiment sur ce que j'ai fait.
Quelle a été ta première réaction lorsque tu as reçu tes albums ?
C'est difficile de se dire que son travail va être jugé par tant de monde, quand sois même on ne voit que ses erreurs.
Puis à un moment j'ai ouvert une page vers le milieu en allant aux toilettes et je me suis laissé embarqué par l'histoire. Finalement je l'ai lu en entier depuis le début, comme une vraie bd. J'étais plutôt content lol.
Tu travailles en atelier ou bien seul chez toi ?
J'ai une pièce qui me sert d'atelier pour pouvoir me couper de l'agitation pendant que ma femme s'occupe des 2 petits (27 mois et 7 mois).
Dans le sud j'aurai un atelier dans le jardin.
Hormis la fantasy, y a-t-il un autre genre dans lequel tu aimerais t'essayer ?
Je ne me vois pas faire de space opéra par contre lol.
Tu travailles actuellement sur le second tome de « La quête du Graal », mais en plus de ça, as-tu d'autres projets en vue ?
De toute façon mon prochain gros projet a de très fortes chances de mettre en scènes pas mal d'animaux. On verra bien. Pour le moment je n'arrive pas à m'accorder du temps pour ça.
Sinon Je fais aussi des illustrations de fantasy pour des adaptations en figurines pour des jeux de plateau (





















