Saint Seya - Next dimension T.1 de Kurumada - Panini

Publié le par Yotadelatisane

Enfin Masami Kurumada nous offre la suite de son œuvre la plus connue "Saint Seiya", sous le sous-titre "Next Dimension".


Dohko et Shion, deux jeunes chevaliers de bronze, sont appelés par le Grand Pope. Celui-ci leur remet les armures d'or de la Balance et du Bélier et les informe du prochain retour sur Terre d'Hadès qui annoncera le début d'une nouvelle guerre sainte. Dans l’espoir d’éviter ce conflit, les deux jeunes garçons décident d’aller tuer Alone, le chevalier dans lequel Hadès se réincarnera. Mais un ami d’enfance d’Alone contrecarre leur projet. Alone est emmené en lieu sûr et Hadès prend possession du jeune homme. Il est donc trop tard, la guerre ne pourra être évitée…

Le manga commence par la fin connu de Saint Seiya avec la confrontation contre Hades, Dieu des enfers, adapté en animé début 2010.

Un nouvel affrontement qui n'est pas  développé dans ce tome, car Kurumada prend partie de raconter l'histoire de la dernière guerre sainte, celle de Tenma « chevalier de Pégase, 200 ans en arrière, en parallèle du "Lost Canvas" de Shiori Teshirogi, sortie chez Kurokawa, mais qui prend son propre chemin... Reste qu'a fin de ce tome 1, on reprend le court du temps avec une surprise de taille...

 

Masami Kurumada nous revient donc, avec les mêmes traits pour ces héros, une mise en page  et un dessin « old school » qui sont décriés par les fans européens, qui eux apprécient plus le character design de l'animé que du manga. Peut-être, est-ce du au fait que nous avons connu d'abord l'animation avant la version papier... Par contre Kurumada aime la technologie et pour ce retour tant attendu, il a décidé de créer un manga tout en couleur, et fait par ordinateur.
Le moins que l'on puisse dire, est que ce rendu en quadrichromie est parfait et comme "Saint Seiya G" de  Megumu Okada,  cela  fait penser à un animé-comics.
Ce premier tome n'est pas exempt de défauts (graphisme, mise en page), dont le plus flagrant reste le scénario et ses dialogues insipides, tellement naïfs qu'ils font sourire... cela n’a jamais été le point fort de Masami Kurumada, qui est plus un créateur d’histoires qu'un dialoguiste.
On retrouve aussi cela dans des œuvres anciennes, celles de l'époque Tezuka, qui présentaient des mangas aux formidables trouvailles scénaristiques mais qui pêchaient par des dialogues mièvres ou enfantins pour ne pas effrayer les parents peu adepte, à cette époque, du manga. Des œuvres comme Versailles no Bara -Lady Oscar est un exemple flagrant... Mais le manga de Saint Seiya, pourtant né dans les années 80 a toujours eu ses défauts, ne laissant pas la place aux grandes tirades de l'animé qui assume plus  le côté "chevaleresque" des personnages.

Néanmoins, on ne peut pas... je ne peux pas passer à côté de cette œuvre, et donc de cette nouvelle série. Le tome 2 prouvera que l'on a eu raison de laisser sa chance à ce grand retour, car des idées bienvenues vont bouleverser l'univers de nos chevaliers du Zodiaque...

 

© Panini Comics – Kurumada

Publié dans Manga

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