Il y avait une fois (acte 1)
Scénario : C. Robert
Dessin : H. Ricaud
Couleurs : Lorien
Editeur : Delcourt
Collection : Terres de Légendes
Mon avis :
Agréable surprise que la lecture du premier tome de "Il y avait une fois". Caroline Robert nous livre une histoire de fées bourrée d'humour et surtout de petits clins d'oeil à divers contes tel que "Blanche Neige", "Le Petit Chaperon Rouge" mais aussi à des films comme "Le Seigneur des Anneaux" voir également "Harry Potter" avec l'académie de Magie. Très bien construite, l'histoire se laisse lire avec plaisir et intérêt.
Un petit coup de coeur pour le très joli coup de crayon d'Hélène Ricaud qui nous enchante autant par ses décors que par ses nombreux personnages à la fois attachants et originaux. Et puis personnellement, je suis littéralement tombé sous le charme de la fée Artémis, mais chut...
Le coloriste Lorien a également réalisé un très bon travail en insufflant la magie des couleurs au dessin d'Hélène Ricaud.
Une agréable lecture pleine de magie et d'humour.

Scénario : JL Istin
Dessin : Daxiong
Couleurs : Daxiong
Editeur : Soleil



Synopsis :
Han se réveille au sein d’une citadelle. Il ignore comment il est parvenu jusqu’ici et dans quel but. Des explosions attirent son attention vers les remparts où il se dirige. Il découvre alors une vaste vallée prise d’assaut par une armée de 30 000 soldats.
Que veut cette armée ? Qui la dirige ? C’est un autre mystère. Et pour la cinquantaine de personnes qui comme lui se sont éveillés dans la citadelle, il en est de même. Pour Kamala, la danseuse indienne, Laïloken, le vieux druide gallois, Bléda le cuisinier Huns, Illam l’enfant muet et Népher, l’intrigante égyptienne, c’est le début d’une mystérieuse quête, une quête de la vérité.
Mon avis :
Soleil tente une nouvelle collaboration avec un pays encore très/trop peu représenté chez nous, la Chine. Actuellement, on peut dire qu'il n'y a que Xiao Pan qui met en avant les auteurs chinois mais Soleil a décidé de tenter l'expérience en invitant le dessinateur Daxiong, a collaboré avec "LE" scénariste celtique, Jean-Luc Istin. Le mélange est détonnant !!!
D'un côté, Jean-Luc Istin nous livre un scénario dont il a le secret, rythmé, dense et bien ficelé. Des personnages charismatiques à l'image du héros Han mais également de Laïloken, Kamala ou encore Bléda, et une intrigue soutenue jusqu'à la dernière page. Quelques flashback viennent subtilement agrémenter l'histoire et surtout le mystère ou plutôt devrais-je dire, la malédiction de Han. Ajouter à ça, de nombreuses questions sur le pourquoi de leur présence dans cette citadelle ? Qui est cette armée qui tente d'assiéger la citadelle ? Quelle est cette drôle de malédiction dont Han ne peut se débarrasser ?... Tant de questions qui rendent l'intrigue passionnante.
Mais il faut également avouer que le point fort de "Muo Wang" est sans nul doute, le dessin de Daxiong. Un coup de crayon maitrisé, du dynamisme dans chaque case et surtout des cadrages impressionnants. Tout y est tellement bien réalisé que l'on a souvent l'impression de vivre l'aventure comme si on y était.
Un excellent travail tant au scénario qu'au dessin. En espérant que ce genre de collaboration continuera dans le temps et que surtout "Muo Wang" ne soit pas boudé par les lecteurs afin que l'on puisse avoir la suite de cette histoire pleine de mystère.



Images: © Soleil - Lupano / Mako
Synopsis :
Derrière les murs de la cité forteresse de Chritopolis, c’est un monde à l’agonie qui tente de survivre en chantant des cantiques et en se gavant d’hosties croustillantes aromatisées au bacon.
Dehors, au-delà des murailles, c’est un échantillon de l’enfer, la zone ténébreuse, le paradis des phénomènes regrettables. Mutations en chaîne, prolifération d’organismes génétiquement altérés, ultra pollution, pluies acides torrentielles, radioactivité, ultraviolets, vestiges d’antiques guerres outrancières qui ont essoré la planète, barbarie ordinaire et extraordinaire…amen !
À Christopolis on prie Le Créateur qui semble avoir résilié son abonnement… On prie surtout pour que dehors, dans ce grand bain d’hostilité, loin des murs protecteurs de la dernière cité, il reste d’autres hommes pour renouveler le cheptel.
Je vous mets également le résumé de la 4ième de couverture qui à lui seul donne envie d'acheter cet album.
"Tu m'as dit que c'était pas l'enveloppe qui faisait les hommes, mais ce qu'ils ont dans le coeur ! Et celui-là c'était pas un humain, j'en suis sûr ! Ca ressemblait, mais c'était pas un humain !
- Et alors ?
- Eh ben alors, si c'est pas un humain, c'est pas grave qu'on en mange.
- T'es un détraqué, Angel."
Mon avis :
Wilfrid Lupano est de retour avec une nouvelle série dans laquelle on sent que ce scénariste de talent à vraiment pris son pied. On voit dans "Corpus Crispies" un aspect totalement différent de ce qu'il nous avait offert jusqu'à présent avec "Alim, le tanneur", "Célestin, gobe la lune" ou encore "L'ivresse des fantômes" malgré que cette dernière soit bien placé également. Rien qu'en lisant le dialogue de la 4ième de couverture, vous êtes littéralement accrochés et là vous comprenez que lorsque cet album sera entre vos mains, vous allez pénétrer dans un univers totalement décalé. Et bien dès les premières pages cette impression se concrétise. Très vite on entre dans le vif de sujet. On découvre un monde post-apocalyptique où les quelques humains encore sains de corp(u)s et d'esprit restent reclus derrière les fortifications de Christopolis et sous la protection des pères de la cité. Le monde ravagé par les différentes pollutions est en pleine mutation. Les hommes, la nature, tout y est passé. Le seul espoir qui tient encore un tant soit peu debout se trouve dans l'église. Prêcher la bonne parole sera donc le long et périlleux travail que nos 2 protagonistes, Angel et le Frère Bruno devront accomplir dans ce nouveau monde totalement inconnu et dévasté.
Avec un tel scénario, il fallait donc un dessin d'exception. C'est donc Mako, qui signe les dessins et les couleurs de ce premier tome. Hyper dynamique, son coup de crayon est vraiment intéressant de même que ses couleurs directement appliquées sur le crayonné. J'ai littéralement été séduit par le travail réalisé sur la couverture mais également par l'intégralité de l'album. Certaines cases notamment celle où l'on voit la bête enfermée dans sa cage m'ont fait penser à la manière dont Benjamin colorise ses mangas. De même que le dessin m'a un peu rappeler le style de Jamie Hewlett, le dessinateur de "Gorillaz". De très bonnes références en soit, mais malheureusement, le style très personnel de Mako risque de bloqué certaines personnes qui n'auront pas l'habitude de ce genre de dessin et pourtant, que c'est bon d'avoir quelque chose de nouveau et qui sort du lot. Ca fait du bien à la rétine, croyez-moi !
Wilfrid Lupano est en train de monter une dream team de dessinateur. Après Morgann, Augustin, Corboz, c'est Mako qui rejoint l'équipe et souhaitons lui tous le succès qu'il mérite avec le premier tome de "Corpus Crispies".
Et bon appétit :)

Tome 1 : Home sweet home
Scénario : Raule
Dessin : Roger
Couleurs : ...
Editeur : Dargaud
Images: © Dargaud - Raule / RogerRésumé :
Mon avis :
Attention, talent !
Raule & Roger, 2 auteurs espagnols font une entrée fracassante dans la BD franco-belge pourtant, j'ai bien faillit passer à côté de ce petit bijou. Pourquoi ? Et bien tout simplement à cause de sa couverture, non pas qu'elle ne soit pas réussie mais plutôt parce qu'elle ne reflète pas vraiment le contenu de l'album. En fait, c'est l'assimilation du mot "Jazz" et de la trompette qui fait plutôt croire à une série basée sur la musique. Mais non, c'est bien du polar !
Mis à part ce petit bémol, "Jazz Maynard" est une vraie réussite tant par son scénario que par son dessin. Raule nous offre avec ce premier tome une histoire trépidante agrémentée de plusieurs flashbacks qui ne font que renforcer la violence et la noirceur du récit. Car oui, violence il y a ! Tête coupée, passage à tabac, fusillade... tout ce qu'il faut pour faire de "Jazz Maynard" un polar digne des meilleurs films de Tarentino.
Côté dessin, c'est là que l'on prend vraiment une claque. Avec un style très atypique, Roger donne à sa galerie de personnages des expressions très réalistes. Un dessin à la limite de la caricature aux formes très angulaires ce qui procure au dessin une nervosité qui se reflète également dans le scénario.
"Jazz Maynard" n'est peut être pas totalement au niveau de "Blacksad" mais en tout cas, cette nouvelle série de Dargaud risque de faire parler d'elle pendant longtemps.
Un duo explosif !

"My name is Blondes...James Blondes !"
- Coloriste : GUILLO
Synopsis :
Quand on pense qu'elles vont disparaître, elles reviennent en force !
Le tome 7 des Blondes, bourré des nouvelles bêtises de Vanessa et de sa bande arrive en librairie alors même que la série animée prend les télés d'assaut !
36 pages de gags et un dessin animé inédit dans l'album ! Vanessa en offre toujours plus à ses lecteurs ! La fin d'année sera Blonde !
Le 7ième tome des "Blondes" sera disponible dans toutes les librairies à partir du 26 septembre.

















